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Jeudi 16 octobre - Soirée Iris von Roten, « la Simone de Beauvoir suisse »

En partenariat avec le Secrétariat à l’égalité et à la famille, les éditions Monographic ont le plaisir de vous inviter à une rencontre autour de Iris von Roten (1917- 1990):

dès 20 heures
à la Ferme-Asile,
promenade des Pêcheurs à Sion
 

Présentée comme la Simone de Beauvoir suisse, Iris von Roten a été une combattante acharnée de la cause féminine.

Née à Bâle, cette femme protestante et avant-gardiste a par ailleurs épousé Peter von Roten, catholique conservateur haut-valaisan qui l’a rejointe dans son combat pour l’égalité des sexes et pour la liberté individuelle.

Cette soirée réunira différentes personnalités, dont sa fille Hortensia, l’historienne Elisabeth Joris, Wilfried Meichtry, l'auteur de « Amours ennemies », le livre qui retrace la vie de ces deux personnages hors normes et Werner Schweizer, réalisateur du film Verliebte Feinde. Le traducteur de l’ouvrage Johan Rochel sera également présent.

 


Biographie 

Iris von Roten-Meyer, née le 2 avril 1917 à Bâle et décédée le 11 septembre 1990 à Bâle, est une juriste et journaliste suisse de langue allemande.

Elle a étudié le droit à l'université de Berne. Jeune juriste, elle se lance dans le journalisme et l'édition. En 1944, elle reprend la rédaction du périodique Schweizer Frauenblatt. Elle trouve rapidement son thème de prédilection dans l'émancipation féminine, s'intéressant plus particulièrement à la place de la femme dans la société et dans l'économie. En 1946, Iris Meyer épouse l'avocat et homme politique valaisan Peter von Roten. Après quelques années d'activité commune dans leur étude valaisanne puis divers voyages d'étude en Grande-Bretagne et aux États-Unis, les époux von Roten s'installent à Bâle. Iris se consacre alors à l'œuvre de sa vie, une grande étude sur la condition féminine, intitulée "Femmes en cages".

Elle encourage les femmes à se libérer des schémas féminins traditionnels et réducteurs. Ces « libres propos sur la situation de la femme » font échos au livre "Le Deuxième Sexe" de Simone de Beauvoir. Ils dressent une analyse du particularisme helvétique. Les chapitres touchant à l'absence de droits politiques des femmes et à leurs aspirations professionnelles largement insatisfaites sont les moins contestés.

L'opinion réagit mal lorsque Iris von Roten-Meyer remet en question l'image traditionnelle de la mère et de la ménagère, en suggérant le partage des tâches ou l'exécution de celles-ci par des entreprises spécialisées ou collectives. La critique se déchaîne quand l'auteure remet en cause la double morale bourgeoise du mariage, qui tolère les écarts de l'époux mais assigne à la femme une fidélité sans faille. Enfin, lorsque Iris von Roten dénonce l'idéalisation de la maternité comme prétexte pour écarter les femmes de la vie publique et professionnelle ou les cantonner à des rôles philanthropiques, on l'accuse de mépriser la plus noble des tâches féminines.

Le livre a déclenché un tel scandale qu’il a aussi été proscrit par les femmes féministes et rendu responsable en 1959 du refus par le peuple suisse du droit de vote des femmes.

Dans les années 1960, abandonnée par les féministes, elle voyagea en Turquie, au Proche-Orient, au Maghreb, au Sri Lanka et au Brésil, ramenant des récits de voyage et des peintures.

 

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